Publié le 13 Octobre 2010

Ce slogan de lycéens, repris sur une photo publiée dans les Echos, est riche de contenus et d'enjeux...

Parce qu'il illustre de façon caricaturale la relation au travail, telle qu'elle est perçue et diffusée dans notre pays. Car on ne médiatise que rarement ceux qui s'épanouissent dans leur vie professionnelle, ou ceux qui, tout simplement, ne "se posent pas de questions", y compris dans des métiers rudes, car ils assument, tout simplement, leurs responsabilités : nourrir et héberger leur famille, éduquer leurs enfants, payer leurs impôts...

Parce qu'il témoigne sans doute aussi de l'inculture économique d'un grand nombre de nos concitoyens (j'en fais partie pour n'avoir jamais eu d'apports pédagogiques, ni au lycée, ni à la fac), qui ne se demandent pas d'où viennent leurs ressources financières, qu'elles soient versées par une entreprise, une collectivité, ou par les mécanismes de solidarité et d'aide publique...

"Il faut prendre l'argent où il est", entend-on parfois ? Sous le coup de l'irritation, j'aurais envie de répondre que l'argent ne se "récolte" pas comme les pièces de Mario Bros...

Mais il est d'autres pistes.

Des choix politiques, sans doute, mais là n'est pas l'objet de ce blog.

Plus localement mais au quotidien, et à proximité, les entreprises - et très concrètement, leurs dirigeants, leurs managers, y compris au plus près du terrain - peuvent contribuer à cette élévation du niveau général, à cette nécessaire pédagogie : 

- en expliquant les choix managériaux, les contraintes, les enjeux;

- en partageant les stratégies, au regard des perspectives de développement, du contexte international;

- en contribuant à la formation "tout au long de la vie" de ces citoyens-employés qui arrivent trop souvent (ou sont arrivés) dans le monde de l'entreprise comme en terre inconnue;

- bref, en ouvrant l'esprit sur des sujets que le système de formation et les émissions télévisées n'abordent pas toujours de façon constructive...

Est-ce la responsabilité directe des entreprises, des managers ? D'aucuns pourraient répondre que non. Que la responsabilité de l'entreprise est plus immédiate.

Je pense au contraire que c'est un enjeu majeur car il est impossible (ou en tous cas très dangereux), pour un chef d'entreprise ou un dirigeant, de se désintéresser du contexte général, avec lesquels les acteurs interagissent.

Et c'est au quotidien que ces actions s'enracinent dans la pérennité.

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Rédigé par Kaqi

Publié dans #Social change

Publié le 6 Octobre 2010

Fin connaisseur de l'entreprise pour y travailler depuis des années, mais plume libre, François Regniault poursuit sa narration des années de la présidence de Guillaume Pepy, et des transformations de cette entreprise unique*.

Car la SNCF n'est pas une entreprise comme les autres... Chacun l'aime et la déteste à la fois (dans des proportions variables, sans doute), et s'en sent, au moins inconsciemment, un peu "propriétaire" - à raison d'ailleurs, puisque son actionnaire unique en est l'Etat, et donc chacun d'entre nous -.

Pour les habitués de cette entreprise mais aussi pour tous ceux qui s'intéressent aux évolutions sociales, politiques et managériales, ce livre est une porte d'entrée et une clé de lecture qui se découvre comme une chronique.

Et puis, je ne résiste pas au plaisir de remarquer le clin d'oeil appuyé à la création des "Clubs TGV", "l'un des plus efficaces instruments de relations publiques que la SNCF a imaginés autour de ses futures dessertes TGV"..."pour réveiller des forces vives régionales bien passives devant l'événement annoncé".

"Instrument de relations publiques" ? Je décris plutôt les "Clubs TGV" comme une "action de mobilisation". Mais pourquoi pas... car en tous cas, nous sommes particulièrement fiers d'avoir accompagné la SNCF (et de continuer à le faire) dans la création et l'animation de ces dynamiques partenariales, comme nous le faisons pour les dynamiques managériales !

 

* Son premier ouvrage sur le sujet, paru en 2009, s'intitulait "SNCF, la mutation impossible". 

SNCF 86 421954"SNCF, la fin d'un monopole", chez Jean-Claude Gawsewitch Editeur

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Rédigé par Kaqi, le blog !

Publié dans #Territoires

Publié le 6 Octobre 2010

Kaqi est une société de conseil en management, conduite du changement et affaires publiques.

Notre métier : mobiliser les acteurs, afin qu'ils enrichissent et dynamisent votre projet.

Nous apportons à nos clients nos expertises, notre méthodologie pour les aider à structurer et animer leurs dynamiques managériales et partenariales.

Pour mieux nous connaître, n'hésitez pas à consulter notre site : www.kaqi.eu ou www.kaqi.fr

Parce que le conseil est aussi une prise de position, nous ouvrons ce blog, afin de partager notre regard sur la vie des entreprises et l'évolution de nos sociétés.

Et puis nous profiterons de cet espace d'échange pour partager avec vous la vie de certains de nos projets. Certains, seulement, car, comme tous les consultants, nous avons un devoir de confidentialité.

Mais parce que certains des projets que nous accompagnons sont publics et qu'ils contribuent au développement des hommes, des entreprises et des territoires, nous aimons ainsi contribuer à leur notoriété.

A bientôt !

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